Les projets pour l’ OIN du plateau de Saclay se dévoilent

Enfin juste ceux des postulants au concours d’idées lancé par la mission de préfiguration OIN de Massy à Saint Quentin.

Nous ne connaissons pas encore la liste des groupements ayant postulé au concours (le concours étant soumis au jury de manière anonyme), ni les impacts réels de celui-ci sur les décisions futures, tant sont nombreuses les fées qui se penchent sur le berceau.

Mais nous vous invitons à vous rendre nombreux à la présentation des projets avant avis du jury.

Exposition du 5 au 28 septembre 2007

Avant la réunion du jury, la mission de préfiguration de l’Opération d’Intérêt National vous ouvre ses portes pour découvrir les propositions des candidats au concours.

Rendez-vous à l’aérodrome de Toussus le Noble, Zone Sud, Bâtiment 238

du 5 au 28 septembre 2007

Pour visualiser les projets des différents candidats vous pouvez vous rendre sur le site de la mission de préfiguration

 

Déclarations des élus de Palaiseau Autrement sur le concours d’idée

dimanche 17 février 2008 

Lors de sa séance du 13 décembre 2006, un débat s’est déroulé au sein du Conseil municipal de Palaiseau sur le Concours d’idée lancé par la mission de préfiguration de l’Opération d’intérêt national Massy-Saclay-St-Quentin-Versailles. Extraits des interventions des élus de Palaiseau Autrement

Philippe RADIX

Dans ce débat, bon nombre de choses qui ont été dites semblent un peu caricaturales. Je ne pense pas que tout soit beau d’un côté et pas beau de l’autre. Nous sommes nombreux à penser que toute l’urbanisation ne doit pas se trouver sur notre territoire : il faut trouver un juste équilibre, et cela doit être compris par le plus grand nombre.

Le rôle de l’Etat Si l’État ose avouer que ce concours est un « miroir aux alouettes », je pense que sa crédibilité sera, encore une fois, remise en cause. L’État aurait plus de crédibilité s’il favorisait des discussions partout au sein des villes, au lieu de lancer un concours qui atterrira deux ans après les élections, car même deux ans après, les gens sauront bien rappeler à l’État, quel que soit le gouvernement au pouvoir, ses engagements.

Quel équilibre ? A la CAPS, nous avons voté en commun – au moins dans un premier temps car cela s’est dégradé par la suite et, malheureusement, cela risque de se dégrader encore-, un projet équilibré dans les deux domaines : le développement économique et la préservation de la ceinture verte avec les 2000 hectares sur le plateau de Saclay.

Les propositions Le concours est révélateur d’un certain nombre d’idées qui peuvent être inquiétantes. A savoir :

  • le concours d’idées doit être lancé sur l’ensemble des 50 villes et pas se concentrer sur le plateau de Saclay ;
  • l’État doit mettre en cohérence la volonté de non-concurrence des zones de développement économique. Pour avoir un projet équilibré, il faut non seulement des zones de développement économique, de recherche, mais également des zones d’étude, et que le projet soit porté dans son ensemble, autrement cela ne marchera pas ;
  • il faut que le projet de loi soit en cohérence avec le SDRIF. Je pense que l’Etat doit prendre ses responsabilités, et s’assurer qu’avec le développement économique tout l’accompagnement nécessaire suive (écoles, infrastructures). En outre, ce qui m’inquiète, ce sont les positions que prend l’État sur le SDRIF. II parle notamment d’un transport lourd sur le plateau de Saclay alors qu’ il n’a toujours pas financé la Tangentielle Sud. II nous manque éventuellement une liaison SPTC vers les zones économiques proches, notamment Les Ulis et Vélizy, pour avoir un maillage réel de tout le secteur. Toutes ces zones-là sont en attente et en contradiction.

A ce problème de transport, j’ajouterai celui du maillage :

  • il faudra également que l’État mette en cohérence le fait d’avoir une volonté d’un projet global sur ces 47 villes, et un maillage cohérent. Qui dit maillage cohérent, ne dit pas forcément de nouvelles grandes structures mais l’arrêt du monopole d’un certain nombre de secteurs de transport afin que nous puissions réellement redistribuer les cartes et le faire dans l’intérêt des habitants et de tout le monde. Cela est indispensable et exige un certain nombre de changements de loi. Je suis donc inquiet concernant les « taches de léopard ».

A propos de ce concours d’idées Il faut bien faire attention aux priorités. Actuellement, dans le concours d’idées, certaines conditions doivent être respectées obligatoirement et d’autres optionnellement. Ce sont les options qui me gênent, étant donné que tout ce qui est environnement, valorisation au sens de viabilité à long terme, peut être optionnel. Cela veut dire que chacun peut très bien décider de ne pas répondre à une partie du concours d’idées qui, en l’occurrence, est la partie correspondant à l’environnement ;

Concernant le GIP Il me semblait que dans l’une des versions de gouvernance, des associations représentatives environnementales pouvaient y participer. Encore une fois, du point de vue de l’équilibre entre le projet de développement économique et environnemental, je ne comprends pas qu’un certain nombre de contradicteurs au projet, pouvant y apporter des solutions, ne soient pas présents. II faudra que le projet soit accepté d’une façon ou d’une autre par l’ensemble des habitants.

Les 2 000 hectares agricoles du plateau de Saclay Les agriculteurs sont, certes, partie prenante. Or, concernant la protection de la ceinture verte, il n’y a pas que les agriculteurs : les élus eux-mêmes ont rappelé qu’ils souhaitaient pouvoir voir la viabilité de cet espace-là sur le long terme et les moyens qui y seraient consacrés. Plus précisément, si la PAC s’arrêtait du jour au lendemain, que deviendraient ces 2 000 hectares ? II faut des idées dès aujourd’hui pour y arriver. Concernant les agriculteurs, un certain nombre d’entre eux sont propriétaires de terres, d’autres propriétaires sont cachés derrière les agriculteurs, etc. A mon avis, pour être garant de ces 2 200 hectares, il faudra avoir un système, genre ZAP (Zone Agricole Protégée) présent sur ce territoire là ; autrement, cela ferait des réserves futures à finalité inconnue.

Par rapport aux hectares se trouvant dans le schéma directeur, il me semblait important d’avoir une vision globale de ce qui allait arriver. Typiquement, si une RD 36 avait de fortes chances de passer à cet endroit-là, il faudrait pouvoir comptabiliser les terres qui étaient à l’origine dans ce secteur¬là, mais qui étaient inacceptables, de manière à pouvoir les récupérer ailleurs.

II faudra également pouvoir comptabiliser d’une façon ou d’une autre, de manière précise, les bois. Dans notre projet de PLU, sur les 2 000 hectares, nous y avons défini une zone boisée, de continuité, d’espace loisirs, qui se retrouve sur le projet du SDRIF en espace logements, en zone d’activité. Les élus ont dit que, de toute façon, il faudrait respecter non seulement le SDRIF ancien, mais le schéma directeur. Ces zones-là se trouvaient sur le schéma directeur. II faudra donc parvenir à une cohérence entre les deux propositions et qu’aucun aménagement ne soit fait au-dessus de la rigole de Favreuse.

II faut en conséquence un vrai projet sur ce secteur loisirs, grands paysages. Dans le schéma directeur, nous avions un schéma paysager, la réduction de fractures sur un certain nombre de problèmes environnementaux, qui ne sont pas pour l’instant entamés. II faudrait avoir des propositions et des contre-propositions là-dessus, autrement, le projet ne sera équilibré que dans un sens.

M. Pierre-Philippe BUREAU :

Le développement durable : le premier oublié

Il est étonnant que la structure et l’organisation du concours d’idées ne s’appuient pas sur les concepts actuels, ressassés dans tous les grands colloques et réunions sur le développement durable. Il demande de travailler par thématique et non pas de faire les tensions et les équilibres entre l’économique. l’environnemental et le social. Nous nous retrouverons donc avec des études évaluant les besoins pour le développement du pôle de recherche, de l’habitat, etc. mais les interactions ne seront pas créées.

La logique de l’Etat est assez étonnante : elle n’a pas d’exigences, permet à chacun de répondre à l’échelle qu’il souhaite mais en créant des cohérences. Cela se voit, entre autres, sur la logique des « taches de léopard » : nulle part il n’est demandé de travailler sur les tailles critiques des surfaces ouvertes à l’urbanisation. Nous l’avons vu par rapport au problème de Danone Vitapole qui avait fait réagir un certain nombre d’entre nous : le fait d’ouvrir à l’urbanisation une parcelle sans qu’il y ait de cohérence de surface, sans trouver une taille critique pour arriver à gérer l’assainissement, l’hydraulique, la gestion des déchets, l’énergie, sur un seuil qui soit optimal et rentable. Dans le concours d’idées, nous ne retrouvons pas de pertinence concernant cette recherche d’équilibre. Nous pouvons imaginer qu’avec les technologies actuelles d’informations et communications, les entreprises n’ont pas obligatoirement besoin de se voir de la fenêtre pour travailler ensemble. Quelle articulation faut-il établir entre les « taches de léopard » pour que ces gens puissent travailler ensemble ? S’ils fonctionnent en boucle chez eux et qu’il n’y a pas de travail de réseau et de construction, nous sommes en échec.

Quelles réflexions sur le logement ? Concernant l’aspect social et logement, aucune recherche, aucune piste ou demande concrète n’est lancée. Il existe des objectifs chiffrés, et même certains sont clairement identifiés : par exemple, dans le volume de logement nécessaire, 40 % répondent aux besoins des métiers de la recherche et de la haute technologie générés par le pôle de compétitivité et le développement économique et recherche, et 60 % à tous les métiers d’accompagnement (le personnel des services, chauffeurs de lignes de bus, etc.). A quelle condition est-il possible de se loger dans ce territoire-là, à l’heure actuelle ? Les chauffeurs de bus des entreprises de la région parisienne prennent tous le RER D le matin parce qu’ils viennent travailler d’au-delà d’Etampes. Le but du concours d’idées devrait être justement de chercher des équilibres de construction et de maîtrise d’objectifs en termes de logements répondant à l’évolution des strates de population.

Quelle prise en compte de l’existant ? Quant à l’articulation avec l’existant très peu de choses existent à propos de l’articulation plateau-vallée comme étant une donnée de base de territoire, ainsi que sur l’évolution. Sur les zones d’activité, le besoin de renouvellement des installations et des équipements s’accélère. Il y a une cinquantaine d’années, la durée de vie des usines était de 50 ans. Nous sommes actuellement sur une accélération. Comment intégrer l’existant ? Vaut-il mieux construire sur une nouvelle « tache de léopard » près de La Martinière ou se donner les outils pour que Corbeville soit requalifié, rénové, afin de trouver une efficacité ?

Les péréquations financières Un autre aspect, qui est un problème de politique gouvernementale, est la séparation des espaces et celle de la collecte de la taxe professionnelle et du retour de la masse financière générée sur les besoins des habitants et les populations. Si nous avons défendu l’élargissement de la CAPS aux Ulis et à Courtabœuf, c’est bien pour atteindre un équilibre du territoire entre le pôle de recherche qui ne génère pas directement de taxe professionnelle et le pôle d’activité qui en génère. Sur l’échelle des 50 communes : quelle péréquation pouvons-nous imaginer, quel système de mutualisation ? Est-ce uniquement pour l’investissement et la création nouvelle ou allons nous plus loin ?

Dernier point sur ce concours d’idées : il est dommage que celui-ci impose un certain nombre de présupposés (notamment sur la question du transport lourd) et ne laisse pas la réflexion ouverte, afin que les réponses puissent provenir des bureaux d’études.

 

Un jury prévu

Projet de composition du jury au 22 mars 07

Etat
- Préfet de Région Ile-de-France_DIACT_DGUHC_ DRE_DRIAF_DRIRE_ DIREN
- Préfet de l’Essonne_Préfet des Yvelines

Elus
- Président Région IDF
- Président CG 78_ Président CG 91
- Président CAPS_ Président CA Saint Quentin_Président CC.Versailles- Grand Parc_ Président CA Europ’Essonne
- Ville de Velizy-Villacoublay_ Ville des Ulis

Experts
- Grand prix de l’urbanisme ( Panerai, architecte-urbaniste)
- Patrimoine naturel et urbain (B. Wagon , architecte-urbaniste )
- Habitat, AORIF ( S.Dambrine )
- CGPC-expert Paris-Tech , Pdt Isted ( Y.Cousquer )
- A. HQE et développement durable (D. Bidou )
- DIr.PNR Haute Vallée de Chevreuse (Ch.A de Ferrieres, architecte )
- Paysage et agriculture ( A.Fleury, école du paysage Versailles , )

Monde scientifique et économique
- Représentant pôles de compétitivité (D.Vernay, Systém@tic)
- Représentant Recherche Publique ( Y.Caristan, CEA))
- Représentant Grande Ecole (A.Bravo, Supelec)
- Représentant Recherche Privée ( A.Deschamps , CETH)
- Représentant Formation ( J.P.Bourguignon , IHES )
- Représentant du monde industriel et économique ( J.M.Foiz .président du jury )

Référents Internationaux
- Référent international en aménagement ( M.Saaverda, Og aménagement Santiago du Chili )
- Experts campus/cluster ( J.B.Racine , Université de Lausanne )

Société civile
- Journaliste ( iVI.Ambroise-Rendu )
- Photographe (J.Pottier )

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